Grossesse et activité physique

La fin de ma deuxième grossesse approche à grands pas (Numéro 2 devrait pointer le bout de son nez dans moins de 10 jours maintenant), alors j’ai pensé qu’une petite comparaison de mes deux expériences pouvait intéresser les femmes qui se demandent comment conjuguer ces 9 mois un peu particuliers avec leurs envies de sport.

 

Pour le Petit Bundle :

  • Cette première grossesse a été caractérisée par une grosse envie de natation. J’ai nagé très régulièrement pendant ces 9 mois. La veille de l’accouchement, je faisais encore mes sessions de 2km avec les copains du club de triathlon. J’avais à l’époque trouvé que la natation me permettait de bien me dépenser (quand on aime le sport, la grossesse peut parfois être vécue comme un moment un peu frustrant) et de décompresser, tout en partageant un moment avec ce petit être en création. Lors de mes dernières sessions, j’avais en tête l’image de « moi qui nage avec une petite personne qui flotte dans mon ventre ». C’était une sorte de mise en abîme qui rendait les longueurs un peu spéciales par rapport à mes entraînements habituels.

  • J’ai arrêté la course à pied vers le 6ème mois. Je me souviens que le dernier run était avec C. dans un parc Lyonnais. Il faisait très beau et c’était la première fois que je ressentais le besoin d’alterner marche et course. Clairement, le moment de la transition avait sonné.
  • J’ai marché quotidiennement pendant mon congés maternité. Le jardin du Luxembourg n’avait plus de secret pour moi. Ce petit tour de 5km était devenu ma routine mais clairement je rêvais d’ailleurs : de sentiers en sous bois avec moins de monde, d’un bord de plage, d’espace. Bref, de quelque chose de tourné vers la nature.
  • Etre active pendant ma grossesse m’a permis de rester à l’écoute de mon corps et d’accepter « relativement bien » le fait que ce dernier change (lorsque tu te rapproches dangereusement du poids de ton mari, que tu lui piques ses t-shirts de sport, il faut quand même faire un petit travail sur soi pour accepter cette nouvelle étape).

  • Mon accouchement a eu lieu à l’hôpital avec péridurale, tout ce qu’il y a de plus classique. Je garde un excellent souvenir de cette expérience. Le personnel soignant était disponible et à l’écoute. Je me suis sentie 100% en confiance et j’ai su donner mon maximum au moment où l’on me le demandait (petit flash-back ici).

 

Pour le Numéro 2:

  • Nous ne nous sommes pas facilité la tâche avec un déménagement à l’autre bout de la France à 6 mois de grossesse. Je vous l’ai déjà dit, nous avions totalement sous estimé le travail à faire. Nous sommes partis quasiment sans meubles et il y avait des travaux d’aménagement à réaliser dans notre nouvelle maison. Physiquement, cela a été vraiment sportif : préparer le déménagement, dormir sur un matelas gonflable le temps que nous récupérions notre nouveau lit, repeindre les chambres et la cuisine (3 couches car nous aimons les choses bien faites ;)), monter les nouveaux meubles. Nous avions pris 10 jours de « vacances » pour nous installer. A posteriori, je me rends compte que cela était bien trop court. Nous avons tous les deux repris le travail, à distance pour ma part, mais avec beaucoup de fatigue accumulée.

  • A cela, il faut rajouter la présence d’un Petit Bundle de moins de deux ans qui a encore forcément besoin de l’attention de ses parents. Même si elle adore marcher, nous la soulevons de terre pour pas mal de choses (le bain, la chaise haute, le lit, la voiture, parfois les escaliers…). Du coup, c’est de l’activité physique dissimulée que j’effectue quotidiennement. Avec ses quasiment 13kg et les kilos du Numéro 2, je peux vous garantir que mes cuisses et mes bras travaillent un max.
  • Plus sportivement parlant, contrairement à ma première grossesse, je n’ai eu aucune envie d’aller nager depuis que nous sommes arrivés à Aubagne. Lorsque je suis allée à la piscine, c’étaient exclusivement pour jouer avec le Petit Bundle. C’était très plaisant comme moment passé toutes les deux mais cela n’a pas suscité en moi l’envie de retourner faire des longueurs. Je suis restée à l’écoute de mes sensations et j’ai donc cette fois-ci privilégié la randonnée.

  • En effet, nous avons maintenant cette chance folle d’habiter au pied du Garlaban. J’ai donc pu par exemple très facilement partir de la maison pour effectuer un petit tour de 5km avec 180mD+ sur l’heure du déjeuner . Et puis dès que mon congé maternité a commencé, j’ai eu envie de découvrir cette belle région et je me suis lancée dans mon petit projet : « Maternity Summits ». Le point d’orgue aura été ma randonnée en solo au Pic de Bertagne (20km et 1000mD+) pour fêter mon anniversaire et le 8ème mois de grossesse. Je vous prépare un article dédié avec toutes les randonnées solo ou en famille que nous avons pu faire pendant cette période. Petit spoiler, à J-10 de la naissance de Numéro 2, nous venons de boucler le « Saut du Garlaban » (la montée au col du Garlaban par le coté est avec une redescente par la face ouest, soit 7km et 430mD+).

  • Au niveau du running, je me suis arrêtée a peu près au même moment que pour ma première grossesse. C’était un run de 5km sur les sentiers côtiers bretons. J’étais très contente de courir mais je sentais aussi que mes articulations compensaient de plus en plus les kilos déjà pris pour le petit Numéro 2. Du coup, j’ai compris qu’il était le temps de raccrocher les baskets. Cela ne m’a pas attristée, j’ai profité un max de ce run sur des sentiers que j’affectionne beaucoup et j’ai pensé à toutes les activités sportives que nous allions pouvoir faire dans le Sud de la France.
  • J’ai également un super souvenir de ma participation au Natureman (Triathlon format L) en Octobre dernier. En effet, le petit passager dans mon ventre avait 7 semaines et c’est une course qui aura toujours une place spéciale dans ma tête (le compte rendu est ici). Je me pose d’ailleurs la question d’y participer à nouveau cette année pour boucler la boucle 🙂

  • Toutes ces activités sportives m’ont permis de bien vivre cette deuxième grossesse. Je me connais, j’ai besoin de me défouler pour me sentir bien et être la meilleure version de moi même pour mes proches. Cela est particulièrement vrai dans des périodes de forts changements, comme nous avons pu avoir récemment. Bouger, c’est véritablement une des clés de mon équilibre.
  • Pour l’accouchement, nous avons choisi une option un peu différente de la première fois. Nous avons opté pour un accouchement dit physiologique qui aura lieu dans une salle dédiée de la maternité. Ce qu’il faut entendre par là, c’est que c’est le corps qui va dicter le rythme de l’accouchement. Je suis très curieuse de découvrir ces sensations et de vivre cette nouvelle expérience avec C.

Au final, mes deux grossesses auront été bien différentes mais avec un dénominateur commun : bouger un maximum. Je suis consciente d’avoir énormément de chance d’avoir pu rester active jusqu’au dernier mois de chacune d’elles. Même si la volonté est importante, elle n’est malheureusement pas le seul critère et c’est toujours la santé de la maman et du bébé qui doivent passer en priorité.

J’espère que cet article parlera à de futures mamans et qu’il vous aidera dans votre réflexion sur une grossesse active.

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