SEMI DE PARIS ou plutôt LA DOUCHE

Aujourd’hui, c’est un article un peu spécial : Maud, ma petite sœur (avec ses 10 cm de plus que moi, le « petite » est tout relatif), a participé à son premier semi marathon au mois de Mars. Qui dit première fois, dit forcément sortir de sa zone de confort. Elle nous raconte aujourd’hui cette incroyable aventure.

J’ai l’honneur d’être la première invitée sur le blog de Carapapatte, ma grande sœur. Comme « carapapatter » est devenu un mot du lexique familial, j’avais envie de partager avec vous mon dernier challenge sportif en date : le Semi de Paris, le premier semi de ma vie.

Je me suis inscrite dans le sas d’1h50 avec mon ami, Joss, coach pour l’occasion. C’est un objectif ambitieux, mais j’en suis parfaitement consciente.

 

Le jour J : Dimanche 5 Mars 2017
Les conditions météorologiques sont apocalyptiques ! Je doute que nous puissions avoir une météo pire que celle-là. Il fait froid et il pleut des trombes d’eau. Nous sommes trempés avant même d’avoir franchi la ligne de départ. Nous avions pourtant adopté la fameuse technique du « K-way sac poubelle » (Merci Carapapatte pour ce précieux conseil). Malheureusement, nous les avons déchirés un peu trop tôt.

Une fois le départ de notre sas lancé, nous avançons comme des pingouins sur la banquise, pressés de commencer à courir pour se réchauffer mais toujours extrêmement motivés par le défi. La pluie n’abat pas aussi facilement le moral des coureurs qui se sont entraînés tout l’hiver pour cette journée.

Le départ 
Nous passons la ligne de départ, ça y est la course est officiellement lancée ! Joss trace et slalome entre les coureurs. De mon côté, j’essaie de trouver mon rythme mais avec la foule, c’est difficile. Je perds mes repères même si jusqu’au dixième kilomètre, je continue à doubler des personnes.

La première partie de la course est très agréable et jolie, surtout sur la portion entre Bastille et l’Hôtel de Ville qui donne l’impression de participer à une course mythique. Je suis très tentée de prendre une photo tellement l’image de tous ces coureurs fonçant droit sur l’Hôtel de Ville encadrés par des drapeaux français me marque (instant patriotique :)).

La course se poursuit avec une partie un peu moins fun : les tunnels. De plus, comme je me retrouve en milieu du peloton, il m’est impossible d’échapper aux énormes flaques (que dis-je ? Aux lacs !) qui se sont formées en contre bas. Personne ne m’avait prévenue que nous étions partis pour un triathlon : Allez, hop ! Il ne me resterait plus qu’à chevaucher un Vélib pour effectuer les trois disciplines en une journée.

Blague à part, cette portion est moins sympathique que le début de course mais le physique et la motivation sont toujours au rendez-vous.

 

Le seizième kilomètre
C’est au seizième kilomètre, quand nous retournons à Vincennes, que les ennuis commencent. Ce que je redoute arrive malheureusement : mon genou droit me pince et commence à me faire mal. Je m’encourage mentalement en me disant : « Plus que cinq kilomètres ». Mais cette dernière partie de course me parait interminable.

Je suis tentée d’arrêter. Je peste. Heureusement que le mental prend le relai.

Je pensais qu’à l’arrivée je trouverais la force de faire un petit sprint final, mais rien. Mes jambes sont en pilotage automatique avec comme seul objectif  de passer la ligne d’arrivée (petite dédicace au refrain de la musique « Dernier métro » de The Pirouettes, qui m’a d’ailleurs accompagnée pendant la course 😉).

 

Ligne d’arrivée
Quand on passe la ligne d’arrivée, on ne réalise pas instantanément que c’est terminé. Je reçois mon temps sur mon portable. Cela me donne du baume au cœur et une grande satisfaction : 1h 57min 28sec. Premier semi en moins de deux heures : je suis fière !

 

L’épreuve n’est pas encore terminée. En fait le pire reste à venir. En deux minutes, le corps se refroidit. Nous nous jetons tous pour récupérer un des ponchos bleus qui nous sont distribués mais cela ne suffit pas à nous réchauffer. Je ne pense pas avoir déjà eu aussi froid ni grelotté autant de ma vie. De plus, une fois arrêtée, mon genou me lance davantage et mes hanches s’y mettent aussi. C’est le mamie style assuré.

 

Et après
Je ne cache pas m’être dit « PLUS JAMAIS ! » après avoir dépassé le seizième kilomètre fatidique. Cependant, finir un premier semi dans de telles conditions m’a donné des ailes : je me sens capable de tout ! Le dépassement de soi est un sentiment très agréable, indescriptible, et que l’on souhaite rapidement revivre.

Ma prochaine course aura lieu dans une grosse semaine avec les dix kilomètres du Bois de Boulogne. C’est juste pour le plaisir et peut être que cette fois je pourrai un peu plus jouer sur le chrono.

 

Le petit bonus le lendemain du Semi :
Croiser certains copains du boulot et savoir tout de suite à leur démarche qu’ils ont eux aussi souffert comme toi la veille (en mode Papa Pingouin). Sans rien se dire, on se comprend. Ok, façon de parler, car les coureurs ont l’irrépressible envie de refaire entièrement leur course avec leurs copains coureurs. Toi-même tu sais.

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